Animal
Juste un regard. Une vision glaciale, des terres gelées. En plein été, à cette latitude, la neige est toujours présente. La vie est difficile, pourtant, une grande ville y a été construite. L’Homme, dans son besoin d’assurance, dans sa nécessité de contrôle et dans son désir de surpasser ce qui relève du naturel, du réaliste, pensait que construire un lieu industriel dans la glace serait une preuve de courage, de richesse et d’abondance.
Alors, ces belles terres inhabitées ont été utilisées. Tel la cathédrale de glace en Pologne qui présentait à la déité céleste la fervente prière des Hommes, cette mécanique de l’urbanisation devait permettre à l’homme de s’approvisionner directement en eau par le sol, de se chauffer grâce à la géologie et surtout d’implanter des usines qui ont un important besoin en eau. Les imprimeries s’installèrent, les usines d’entreprise de grandes surfaces suivirent. Cette ville se nommait Sleipnir, comme le cheval du père des dieux d’une mythologie. On la surnommait méchamment le Pékin des glaces, en référence à une ville qui croule maintenant sous la pollution à cause du gouvernement qui ne voulait cesser de produire pour gagner plus. Aujourd’hui, Pékin est devenue une ville dangereuse, peu touristique, qui ne vit que des quelques entreprises chinoises ayant survécu. Les habitants de cette ville s’étaient révoltés des mauvaises conditions dans lesquelles ils vivaient ; on ne pouvait sortir sans un masque, et un jour, il faudrait porter une combinaison ! Leur révolte mit en faillite le pays, car cela arriva à l’aube d’une crise économique. Le pays, maintenant instable, ne tient que grâce à l’Amérique.
Ces petits bouts de glace que l’on voit flotter au loin étaient il y a quelques années d’énormes blocs de glace. On s’inquiétait déjà pour le réchauffement climatique, mais cela n’a pas empêché les Etats de créé Sleipnir.
Il est intriguant de voir la popularité de cette cité. « Une ville pleine de charme ; elle recèle d’intrigants édifices qui s’allient en parfaite symbiose avec les terres glacées de l’Arctique. » « On retrouve une population ancrée dans la vie traditionnelle, chaleureuse. » « Une manière de vivre faisant partie des plus surprenantes : Sleipnir, ville pleine de charme : une vue glaciale et profonde, des lieux aussi somptueux que la neige. Vivez ces conditions de vie difficiles et survivez à cette ville parfaite. »
Il est certain que ces longues avenues d’usines portent en elle un charme austère qui rendra fou toute personne y entrant cherchant la perle d’un art splendide ! Ajoutons ce talent traditionnel d’une écologie éclatante, éliminant les derniers ours polaires, engluant les phoques sous les déchets toxiques de ces industries, annihilant les derniers poissons sous une masse noire énorme et laminant les derniers êtres volatiles qui n’ont plus rien à grignoter. C’est bien que ce l’on reproche à Sleipnir, la chaleur ! Elle fait fondre les glaces, et détruit l’habitat naturel des êtres-vivants. Sa vue réchauffée est plutôt glacial, lorsqu’on voit toutes ces carcasses bestiales qui traînent sur les côtés, des restes de corps affamés par cette usage constant de la nature. Enfin, les humains ne survivent pas à de conditions si terribles : ils vivent bien au chaud dans leur maison préchauffée au fioul nocif aux espèces en voie de disparition.
Qu’avons-nous fait de notre propre planète ? Alarmés dans les années 2000 par ces appels à l’écologie, ces cris de détresse en rapport avec un réchauffement climatique, nous avons construits de plus en plus de ville, pour se développer, puis nous avons essayé d’affronter le milieu sauvage. Finalement, ces directives nous ont amenées à un désastre, que je ne saurai décrire. J’admire, entouré des ruines de l’usine la plus élevée de Sleipnir, ce monde dans lequel j’ai vécu. Une terre magnifique, des souvenirs inoubliables, et pourtant, je n’ai fait que détruire la vie de millions d’êtres-vivants, juste pour mon confort. Sleipnir reposera, engloutie par la montée des eaux subites, comme la ville qui marqua la fin d’une ère d’usure, et le début d’une grande remise en question du capitalisme.
Seulement, je m’interroge toujours. « Ai-je réellement tué ? »
Alors, ces belles terres inhabitées ont été utilisées. Tel la cathédrale de glace en Pologne qui présentait à la déité céleste la fervente prière des Hommes, cette mécanique de l’urbanisation devait permettre à l’homme de s’approvisionner directement en eau par le sol, de se chauffer grâce à la géologie et surtout d’implanter des usines qui ont un important besoin en eau. Les imprimeries s’installèrent, les usines d’entreprise de grandes surfaces suivirent. Cette ville se nommait Sleipnir, comme le cheval du père des dieux d’une mythologie. On la surnommait méchamment le Pékin des glaces, en référence à une ville qui croule maintenant sous la pollution à cause du gouvernement qui ne voulait cesser de produire pour gagner plus. Aujourd’hui, Pékin est devenue une ville dangereuse, peu touristique, qui ne vit que des quelques entreprises chinoises ayant survécu. Les habitants de cette ville s’étaient révoltés des mauvaises conditions dans lesquelles ils vivaient ; on ne pouvait sortir sans un masque, et un jour, il faudrait porter une combinaison ! Leur révolte mit en faillite le pays, car cela arriva à l’aube d’une crise économique. Le pays, maintenant instable, ne tient que grâce à l’Amérique.
Ces petits bouts de glace que l’on voit flotter au loin étaient il y a quelques années d’énormes blocs de glace. On s’inquiétait déjà pour le réchauffement climatique, mais cela n’a pas empêché les Etats de créé Sleipnir.
Il est intriguant de voir la popularité de cette cité. « Une ville pleine de charme ; elle recèle d’intrigants édifices qui s’allient en parfaite symbiose avec les terres glacées de l’Arctique. » « On retrouve une population ancrée dans la vie traditionnelle, chaleureuse. » « Une manière de vivre faisant partie des plus surprenantes : Sleipnir, ville pleine de charme : une vue glaciale et profonde, des lieux aussi somptueux que la neige. Vivez ces conditions de vie difficiles et survivez à cette ville parfaite. »
Il est certain que ces longues avenues d’usines portent en elle un charme austère qui rendra fou toute personne y entrant cherchant la perle d’un art splendide ! Ajoutons ce talent traditionnel d’une écologie éclatante, éliminant les derniers ours polaires, engluant les phoques sous les déchets toxiques de ces industries, annihilant les derniers poissons sous une masse noire énorme et laminant les derniers êtres volatiles qui n’ont plus rien à grignoter. C’est bien que ce l’on reproche à Sleipnir, la chaleur ! Elle fait fondre les glaces, et détruit l’habitat naturel des êtres-vivants. Sa vue réchauffée est plutôt glacial, lorsqu’on voit toutes ces carcasses bestiales qui traînent sur les côtés, des restes de corps affamés par cette usage constant de la nature. Enfin, les humains ne survivent pas à de conditions si terribles : ils vivent bien au chaud dans leur maison préchauffée au fioul nocif aux espèces en voie de disparition.
Qu’avons-nous fait de notre propre planète ? Alarmés dans les années 2000 par ces appels à l’écologie, ces cris de détresse en rapport avec un réchauffement climatique, nous avons construits de plus en plus de ville, pour se développer, puis nous avons essayé d’affronter le milieu sauvage. Finalement, ces directives nous ont amenées à un désastre, que je ne saurai décrire. J’admire, entouré des ruines de l’usine la plus élevée de Sleipnir, ce monde dans lequel j’ai vécu. Une terre magnifique, des souvenirs inoubliables, et pourtant, je n’ai fait que détruire la vie de millions d’êtres-vivants, juste pour mon confort. Sleipnir reposera, engloutie par la montée des eaux subites, comme la ville qui marqua la fin d’une ère d’usure, et le début d’une grande remise en question du capitalisme.
Seulement, je m’interroge toujours. « Ai-je réellement tué ? »