Ce qui est certain est que je ne désire pas poster des nouvelles plus que médiocres, qui ne son pas même à considérer comme nouvelle car il ne suffit pas d'aligner 500 mots pour écrire un court texte de qualité. J'assume donc son manque d'inspiration et d'idée.
Pour ce mois de mai très typique de l'imprévu, je vous propose un texte assez frais, écrit "à chaud". Son titre n'est pas si exceptionnel que ça, tout comme sa chute. La nouvelle n'est donc pas la recherche fructueuse d'un développement philosophique ou politique. A lire sans se casser la tête.
Illusion Blanche
Dans un décor glacial marchait une jeune femme. Elle portait un long habit aussi blanc que la neige sur laquelle elle marchait. Ses pieds étaient nus et bleuis par le froid. Elle tenait dans l’une de ses deux mains un parapluie noir qu’elle traînait au sol. Avec son autre bras, elle portait un bouquet de chrysanthèmes. Elle avait l’air d’être sûre d’elle car elle marchait d’un pas décidé. Elle avançait lentement dans cette plaine blanche comme dans l’espérance d’atteindre l’horizon noir de la nuit avant l’aube. Son regard vert était aussi vide que le paysage. Sa longue chevelure était trempée.
Elle ne semblait pas souffrir du froid alors que des rafales de vent fortes faisaient voler ses cheveux mouillés. La neige tombait délicatement, mais paraissait sur ce corps fragile comme des épines de roses aiguisées. Pourtant, elle ne semblait pas avoir mal. On avait l’impression qu’elle ne ressentait rien ; ni émotions, ni sentiments. Elle marchait, sans se soucier de l’espace qui l’entourait.
La jeune fille traversait un monde lisse, imaginaire et sans fin. Toutefois, elle n’avait pas l’air d’avoir un objectif à atteindre. Sa direction était aléatoire. De toute façon, elle marchait au travers d’un désert humain, presque plat s’il n’y avait pas quelques butes qui la ralentissaient de temps en temps. Son souffle était infini, car il semblerait qu’elle ne soit pas fatiguée de sa marche. On ne savait pas combien de temps elle marchait.
Une tempête de neige s’éleva petit à petit, mais la fille ne s’arrêta pas. Elle n’avait même pas ralenti. Maintenant ses pas s’effaçaient. Elle se fondait entièrement avec la neige si bien que seul son bouquet de fleurs jaunes et une pointe noire signalaient sa présence.
Lorsque la neige et les vents se calmèrent, elle marchait toujours, et arrivait enfin à un village. Le lieu était désert lors de cette nuit hivernale. Le soleil pointait avec quelques rayons. Pas un animal ne mugit, pas un villageois ne se leva. Elle s’arrêta une fois, au beau milieu de la place du village déserte, en face d’un pauvre vieux chêne nu. Elle le regarda d’un air hiératique, cachant tout de même une certaine méprise. Alors, la minute suivante, elle se retourna et s’en alla dos au chêne, sans avoir le regret de ne pas se retourner. Elle reprit son pas certain qui donnait l’impression qu’elle marchait sans but.
Après avoir marché dix minutes d’une manière lente et sûre, elle atteignit un lac. Contrairement à la saison glaciale, le lac n’était pas gelé. Une longue étendue d’eau limpide reflétait les couleurs chaudes du soleil encore faible. Elle s’était assise au bord de l’eau, laissant tomber son parapluie. Elle se pencha, et toucha avec son doigt la surface aquatique. Elle retira alors son doigt rapidement et se leva, tout en ayant pris soin de reprendre son parapluie.
Un homme, âgé d’environ la vingtaine qui vivait au bord de cette étendue d’eau, observait le personnage dont il ne voyait pas le visage à cause de l’heure qui annonçait à peine le début de l’aube hivernal. Comme il avait remarqué la silhouette féminine, il s’interrogea sur la raison de la présence de cette inconnue. Pourquoi une femme viendrait-elle venir dans cet endroit, loin du village, à une heure aussi matinale ? Il se leva dans l’intention de s’approcher.
C’est alors que la femme prit son parapluie et l’ouvrit alors que même pas une goutte n’avait annoncé un temps pluvieux. Il ne s’écoula pas une minute pour qu’un crachin pleurât sous le lac. Toutefois, même avec la levée du brouillard due à la pluie, un rayon apparut un bref instant, laissant entrevoir son visage. L’homme reconnut une personne qu’il avait connue, mais il ne croyait pas en cette soudaine apparition et courut vers cette femme.
Lorsqu’il arriva en face de la demoiselle, celle-ci lui faisait dos. Comme une rencontre hasardeuse, il lui parla d’un air heureux et ahuri. C’était comme un rêve qui se réalisait. Pourtant, elle ne lui répondit pas. Ils n’entendirent rien, pas même le pleur des oiseaux lors d’une journée maussade. L’homme admirait le dos d’une personne qui lui était chère mais qui semblait l’ignorer. Alors, il l’appela par son nom.
La fille laissa tomber son parapluie. Elle se retourna. « C’était bien elle » pensa le garçon. Mais quelque chose semblait différent. Elle lui souriait, les mains longeant son corps, ses doigts fins agrippant son petit vêtement blanc. Ses cheveux, pourtant sec avant grâce au parapluie noir, étaient déjà trempés. Autour d’elle un brouillard des plus épais l’entourait. Le garçon ne pouvait voir plus qu’elle.
C’est alors qu’un autre rayon de soleil transperça l’épaisse brume. Seulement en même temps la fille disparut. Elle avait comme fusionné avec l’aura brumeuse qui l’entourait. Le garçon ne savait plus quoi croire. Il ne se souvenait même plus de son visage une fois qu’elle avait disparue. Il avait même douté de la présence d’une personne en face d’elle.
Mais un élément lui révéla la vérité. Le bouquet de fleurs jaunes, ces chrysanthèmes, prouvait la présence de cette fille, tout comme le parapluie, qu’il avait oublié quelques minutes avant. Cette personne existait bien, mais seulement pour transporter ce bouquet. En vérité, ces fleurs, c’était lui, qui aurait du les déposer.
Elle ne semblait pas souffrir du froid alors que des rafales de vent fortes faisaient voler ses cheveux mouillés. La neige tombait délicatement, mais paraissait sur ce corps fragile comme des épines de roses aiguisées. Pourtant, elle ne semblait pas avoir mal. On avait l’impression qu’elle ne ressentait rien ; ni émotions, ni sentiments. Elle marchait, sans se soucier de l’espace qui l’entourait.
La jeune fille traversait un monde lisse, imaginaire et sans fin. Toutefois, elle n’avait pas l’air d’avoir un objectif à atteindre. Sa direction était aléatoire. De toute façon, elle marchait au travers d’un désert humain, presque plat s’il n’y avait pas quelques butes qui la ralentissaient de temps en temps. Son souffle était infini, car il semblerait qu’elle ne soit pas fatiguée de sa marche. On ne savait pas combien de temps elle marchait.
Une tempête de neige s’éleva petit à petit, mais la fille ne s’arrêta pas. Elle n’avait même pas ralenti. Maintenant ses pas s’effaçaient. Elle se fondait entièrement avec la neige si bien que seul son bouquet de fleurs jaunes et une pointe noire signalaient sa présence.
Lorsque la neige et les vents se calmèrent, elle marchait toujours, et arrivait enfin à un village. Le lieu était désert lors de cette nuit hivernale. Le soleil pointait avec quelques rayons. Pas un animal ne mugit, pas un villageois ne se leva. Elle s’arrêta une fois, au beau milieu de la place du village déserte, en face d’un pauvre vieux chêne nu. Elle le regarda d’un air hiératique, cachant tout de même une certaine méprise. Alors, la minute suivante, elle se retourna et s’en alla dos au chêne, sans avoir le regret de ne pas se retourner. Elle reprit son pas certain qui donnait l’impression qu’elle marchait sans but.
Après avoir marché dix minutes d’une manière lente et sûre, elle atteignit un lac. Contrairement à la saison glaciale, le lac n’était pas gelé. Une longue étendue d’eau limpide reflétait les couleurs chaudes du soleil encore faible. Elle s’était assise au bord de l’eau, laissant tomber son parapluie. Elle se pencha, et toucha avec son doigt la surface aquatique. Elle retira alors son doigt rapidement et se leva, tout en ayant pris soin de reprendre son parapluie.
Un homme, âgé d’environ la vingtaine qui vivait au bord de cette étendue d’eau, observait le personnage dont il ne voyait pas le visage à cause de l’heure qui annonçait à peine le début de l’aube hivernal. Comme il avait remarqué la silhouette féminine, il s’interrogea sur la raison de la présence de cette inconnue. Pourquoi une femme viendrait-elle venir dans cet endroit, loin du village, à une heure aussi matinale ? Il se leva dans l’intention de s’approcher.
C’est alors que la femme prit son parapluie et l’ouvrit alors que même pas une goutte n’avait annoncé un temps pluvieux. Il ne s’écoula pas une minute pour qu’un crachin pleurât sous le lac. Toutefois, même avec la levée du brouillard due à la pluie, un rayon apparut un bref instant, laissant entrevoir son visage. L’homme reconnut une personne qu’il avait connue, mais il ne croyait pas en cette soudaine apparition et courut vers cette femme.
Lorsqu’il arriva en face de la demoiselle, celle-ci lui faisait dos. Comme une rencontre hasardeuse, il lui parla d’un air heureux et ahuri. C’était comme un rêve qui se réalisait. Pourtant, elle ne lui répondit pas. Ils n’entendirent rien, pas même le pleur des oiseaux lors d’une journée maussade. L’homme admirait le dos d’une personne qui lui était chère mais qui semblait l’ignorer. Alors, il l’appela par son nom.
La fille laissa tomber son parapluie. Elle se retourna. « C’était bien elle » pensa le garçon. Mais quelque chose semblait différent. Elle lui souriait, les mains longeant son corps, ses doigts fins agrippant son petit vêtement blanc. Ses cheveux, pourtant sec avant grâce au parapluie noir, étaient déjà trempés. Autour d’elle un brouillard des plus épais l’entourait. Le garçon ne pouvait voir plus qu’elle.
C’est alors qu’un autre rayon de soleil transperça l’épaisse brume. Seulement en même temps la fille disparut. Elle avait comme fusionné avec l’aura brumeuse qui l’entourait. Le garçon ne savait plus quoi croire. Il ne se souvenait même plus de son visage une fois qu’elle avait disparue. Il avait même douté de la présence d’une personne en face d’elle.
Mais un élément lui révéla la vérité. Le bouquet de fleurs jaunes, ces chrysanthèmes, prouvait la présence de cette fille, tout comme le parapluie, qu’il avait oublié quelques minutes avant. Cette personne existait bien, mais seulement pour transporter ce bouquet. En vérité, ces fleurs, c’était lui, qui aurait du les déposer.